À l’automne 2014, quand Franck Brinsolaro était devenu garde du corps de Charb, sa famille s’était sentie rassurée de le savoir de retour à Paris, qui plus est aux côtés d’un journaliste. Premier mort en service dans l’histoire du Service de la protection (SDLP), ce policier de 48 ans enchaînait les missions dangereuses en France et à l’étranger.

Portrait.

” Son boulot était de se fondre dans le paysage, sa nature d’être réservé et taiseux. « Jusqu’à l’extrême », décrivent ceux que Franck Brinsolaro a protégés avant qu’il ne soit tué aux côtés de Charb, le 7 janvier 2015. À ce jeu de la discrétion, l’officier de sécurité était si doué que c’est seulement après sa mort que certains de ses proches ont découvert, de la bouche du président de la République François Hollande, ses principaux faits d’armes. L’évacuation en 1996 de 46 ressortissants français pris sous le feu des talibans à Kaboul ; la sécurisation, en juillet 1997, de l’ambassade de France au Cambodge, visée par des tirs d’obus lors du coup d’État de Hun Sen, et l’évacuation de 35 écoliers français lors d’affrontements armés au Congo en 2005.

Franck Brinsolaro, matricule 341980, compartimentait. Entre son travail de policier au sein de la sous-direction des personnes protégées du service de la protection (SDLP) et sa vie privée. Entre ses missions de sécurisation d’ambassades françaises à l’étranger et celle de protection rapprochée des juges antiterroristes de la galerie Saint-Éloi à Paris. Entre le Sud-Est où vivent toujours ses parents et son frère jumeau, et l’Eure, son port d’attache auprès de sa seconde épouse, Ingrid, rédactrice en chef de l’hebdomadaire local L’Éveil normand. Le brigadier l’avait rencontrée trois ans plus tôt et épousée quelques jours avant un nouveau départ pour l’Afghanistan…”

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